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Artension

2026

Ateliers solaire

Vivre et travailler dans le Sud

8 artistes ont fait ce choix.

ils nous disent pourquoi.

Propos recuellis par Caroline Benzaria, Jean-Jacques gay, Françoise Monnin, Christian Noorbergen et Frédérique Anne Oudin


«La Provence n'est pas un cliché, Elle demeure mystérieuse. »


Aude Ambroggi à Maussane-les-Alpilles


Corse, née au Kenya (en 1977), ayant étudié l'art à Londres et voyagé avant de s'installer à Paris, elle a lâché la capitale pour un village des Bouches-du-Rhône voilà 8 ans. « Mon fils était brove par le systeme scolaire. J'ai trouvé une alternative : une école arlésienne. La Provence m'a alors accueillie. Et la Camargue est proche, avec son identité forte et puissante, apparentée à celle de la Corse. Bruyante et Insidieuse comme j aime. » «Le ciel dont on peut voir les étoiles, la réverbération de la lumière, les bruits de la nature m'ont rassurée. Et j'ai découvert une culture folklorique très puissante. Certains villages sont sublimes. Bien au-delà de la tradition des santons ! Les ocres, la terre rouge, les potiers, la faïence, le bois d'olivier, la lavande, tout m'est apparu comme une évidence, naturelle et culturelle. Cela aurait été du gâchis de ne pas exploiter cet environnement envoutant. Je me suis mise a la ceramique (et au béton recyclable). Jaime les matieres schizophréniques gui passent du leger au lourd, du liquide au solide, du solide au fragile... Et cette alchimie me fait revenir vers le dessin. »


«Cézanne, Van Gogh, ou Cocteau qui a tourné un film dézingué, Orphée, dans les carrières des Baux-de-Provence : leurs quêtes demeurent d'une evidence absolue. Beaucoup d'artistes s'installent dans le sud aujourd'hui. Ils y trouvent l'espace - ils n'en ont jamais assez (rire). Les petites églises aux peintures sublimes, les vieux mas, tout me permet de me questionner, d'avancer.

Dans un silence jouissif : il est un luxe absolu, propice. Une visite à l'abbaye de Frigolet a déclenche l'ange que je suis en train de modeler. Et quand j'ai besoin d'humanité, je vais la chercher en ville. Depuis 4 ans, le Festival de dessin d'Arles est juste formidable dans une société ou tant d'images sont "gratuites, ce

rendez-vous réouvre à tous les portes de la perception. C'est très rassurant. Tout comme les ateliers que j'anime pour des personnes diverses et variées. J'y vis des expériences sublimes. grêce à des associations et des gens merveilleux.»

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