Corse Matin
2008
Peinture
Les belles toiles d'Aude Ambroggi
Après la sculpture, Aude Ambroggi se consacre désormais à la peinture, après la Corse, Paris est désormais le creuset de son talent artistique.
C'est une enfant du pays et de Bonifacio plus précisément. Elle a élu domicile à Suartone chez l'élu de son cœur qu'elle a épousé voilà bientôt deux ans dans la cité du sel. Daniel Auteuil.
« Je me suis marié avec une artiste » nous avait-il confié alors. Et de la sculpture à la peinture Aude Ambroggi poursuit son chemin artistique talentueux. Son succès à Paris lors du récent salon Mac 2000 consacré à l'art contemporain Porte Champerret, en est un nouvel exemple.La revue de référence Azart lui consacre de nombreuses pages dans un numéro hors-série, et dans sa prochaine parution Janvier-février 2008.
Pour le grand public le nom d'Aude Ambroggi est associé à la sculpture, quelles sont les raisons de votre attirance désormais pour l'art pictural?
Deux raisons : la première très pragmatique, une tendinite persistante m'empêche de créer dans de bonnes conditions. L'autre plus culturelle, je suis plus motivée actuellement par la
peinture que par la sculpture. Il s'agit de deux mondes à part, rivale et complémentaire dans la création. Mais ma peinture se nourrit de la sculpture, par la présence importante de la matière et du relief. Au salon Mac 2000, autour d'une thématique entre mystique et symbolique j'ai exposé des grands formats de pastels doux.
Où puisez-vous votre inspiration?
Telle une éponge, j'aspire notre temps, les éléments de la vie. A travers l'écriture picturale, j'exprime une réflexion sociologique avec de la couleur, des formes, toujours dans le figuratif, car je ne me sens pas prête pour l'abstraction.
A Paris, loin de la Corse, comment s'effectue votre création?
L'ile est vitale, chaque retour me ressource. Eloignée physiquement, la Corse est bien entendu très présente dans mon inconscient. Ne serait-ce que par le ressenti de la lumière, la violence tellurique de la nature. Curieusement c'est ce caractère trempé de la nature insulaire, qui me paralyse actuellement dans mon travail en Corse.
A Paris je me sens plus sereine. Ici l'artiste bénéficie d'un concentré culturel de rencontres humaines, avec des plasticiens, des écrivains de toutes origines. Ce métissage et la richesse de ces rencontres constituent également la nourriture de mon inspiration.
Quelle sera votre prochaine actualité?
Je serais présente au sein d'une exposition collective, dans une galerie de Saint- Germain des Prés réputée, au début de l'année 2008.
Propos recueilles par Dominique Landron

